Fluide lacrymal artificiel
Le fluide lacrymal artificiel simule les électrolytes et la fraction protéique des larmes naturelles : lysozyme, mucine et albumine. C'est le milieu employé pour éprouver les lentilles de contact, les solutions d'entretien et les dispositifs ophtalmiques dans des conditions proches de la surface oculaire.

Formats et prix
Fluide lacrymal artificiel
Quelle norme s'applique à votre essai ?
ISO 18369 est la famille de référence pour les lentilles de contact. Ses parties 3 et 4 couvrent les méthodes de mesure et la caractérisation des matériaux qui exigent un milieu de type lacrymal : substances extractibles, dépôts protéiques et lipidiques, stabilité dimensionnelle et optique après trempage, et libération des principes actifs des produits d'entretien.
La difficulté analytique porte sur l'activité protéique. Le lysozyme perd rapidement son activité en solution, et un fluide lacrymal dont la fraction protéique s'est dégradée ne produit plus les dépôts que l'essai recherche : il fera tout passer. C'est le seul fluide pour lequel une expédition intercontinentale est réellement disqualifiante, et la raison pour laquelle le nôtre est fabriqué à la demande et expédié en froid depuis l'UE en quelques jours.
Une option stérile filtrée à 0,22 µm est disponible pour les essais de trempage ou de flux longs, où une croissance microbienne biaiserait le résultat. Chaque lot porte un certificat d'analyse avec le pH et la teneur en protéines, et est daté à l'expédition plutôt qu'affecté d'une durée de conservation nominale.
Deux points pratiques reviennent dans presque toutes les demandes. Le premier est le volume : les essais d'extraction et de trempage sur lentilles consomment beaucoup moins de fluide qu'une campagne d'absorption, d'où une fourniture en 100 à 500 mL plutôt qu'en cubitainers, le format se choisissant sur le nombre de lentilles et le ratio d'immersion fixé par votre méthode, non sur un effet de seuil tarifaire. Le second est l'utilité de la fraction protéique. Si votre méthode ne mesure qu'une variation dimensionnelle ou optique, une solution salines suffit et ce fluide ne vous est pas nécessaire ; si elle porte sur les dépôts, les substances extractibles ou le comportement d'un produit d'entretien face à une lentille encrassée, la protéine est tout l'enjeu et son activité doit être réelle le jour de l'essai.
Une précision sur ce que ce produit n'est pas. Un fluide lacrymal artificiel destiné aux essais de laboratoire n'est ni un lubrifiant oculaire, ni un collyre, ni un produit médical de quelque nature, et il n'est ni formulé ni conditionné pour un contact avec l'œil. C'est un milieu d'essai pour matériaux et dispositifs, fourni pour usage de laboratoire uniquement, et chaque lot porte un certificat d'analyse avec pH et teneur en protéines afin que le résultat consigné soit rattachable au fluide réellement employé.
Ce que les laboratoires nous demandent
Le lysozyme a-t-il encore une activité à l'arrivée ?
C'est pour cela que le fluide lacrymal part sous froid et datée à l'expédition plutôt que de dormir en stock. Le liquide lacrymal tient son intérêt de ses protéines, lysozyme, mucine et albumine, et une solution protéique laissée des semaines à température ambiante n'est plus qu'une solution saline avec de la protéine dénaturée. Si votre protocole cote un dépôt protéique, la date du flacon compte autant que la formulation.
Quand faut-il l'option filtrée stérile 0,22 µm ?
Dès qu'un essai dépasse quelques jours à 35 °C. Une solution protéique maintenue à température corporelle est un milieu de culture, et la turbidité microbienne fausse toute cotation de dépôt sur une lentille ou un revêtement : vous ne distinguez plus le film que vous mesurez de celui qui a poussé. Pour une immersion dans la journée, le conditionnement standard suffit.
Pourquoi une osmolarité physiologique et pas seulement le bon pH ?
Parce que la lentille répond aux deux. L'hydratation et l'adsorption protéique sur un hydrogel dépendent autant de la force ionique que du pH : un fluide juste à 7,4 mais faux en osmolarité donne des chiffres de dépôt qui ne se transposent pas à l'oeil. Le fluide lacrymal est formulé aux conditions d'ISO 18369 sur les deux plans.
Pouvons-nous faire un essai avant de commander ?
Oui, 30 mL avec un certificat spécimen, en lettre suivie. Sur ce fluide, la vérification utile tient autant au calendrier qu'à la chimie : comparez la date d'expédition portée sur le flacon au jour où il arrive à votre paillasse, et jugez si ce transit convient au travail protéique que vous avez prévu.